La réussite des cultures de printemps se joue très tôt, dès les premières semaines suivant le semis. Une implantation réussie conditionne non seulement la vigueur des jeunes plantes, mais aussi leur capacité à explorer le sol, à valoriser les éléments nutritifs et, in fine, à exprimer pleinement leur potentiel de rendement. Dans un contexte printanier souvent marqué par des conditions climatiques et pédologiques contraignantes, chaque levier technique compte pour sécuriser le départ des cultures.
Réussir l’implantation
L’implantation des cultures de printemps est une étape déterminante pour permettre aux cultures d’exprimer par la suite leur potentiel de rendement.
Les périodes de semis et d’implantation au printemps sont fréquemment soumises à des conditions défavorables : sols froids, structures grossières, gelées tardives, pression des ravageurs ou encore interventions de désherbage. Ces contraintes peuvent ralentir la levée et fragiliser le développement initial des plantes.
Pourtant, la réussite de cette phase est essentielle afin d’obtenir :
- une forte exploration racinaire,
- une couverture rapide du sol,
- un développement des racines conforme aux exigences physiologiques de la culture.
Conseil Rovensa Next
En favorisant le développement racinaire et l’assimilation des éléments nutritifs tout en améliorant la structure du sol, l’application de substances humiques est un bon moyen de réaliser l’objectif d’avoir un développement racinaire réussi.
Couvrir les besoins précoces des cultures
Les cultures lors de leur implantation, ont des besoins en éléments minéraux précoces qui doivent-être au rendez-vous afin d’avoir un développement rapide et correct des jeunes plantes. A ces stades, le développement racinaire est encore limité et les conditions pédoclimatiques peuvent entrainer des mises à disposition faibles.
Le Phosphore est l’élément clé du développement racinaire et se doit d’être présent pour subvenir aux besoins des plantes.
Un stade clé de l’implantation est le sevrage : moment où la jeune plante devient autonome (elle n’utilise plus les réserves de la graine). A ce stade, la plantule peut fréquemment manquer d’élément nutritifs. Il varie selon les espèces, surtout selon la taille de la graine et la vigueur de la levée :
- Maïs : 3 – 4 feuilles
- Tournesol : 2 – 4 feuilles
- Soja : 1 à 2 feuilles trifoliées
- Pois, Betteraves : 2 feuilles
Les apports foliaires notamment lors de la phase de sevrage permettent de mettre à disposition très rapidement les éléments en complément des apports au sol. Leurs efficacités n’est pas dépendante des pluies et permet leurs utilisations directes par les cultures. Les produits à base de Phosphore sont un atout pour dynamiser le développement racinaire.
Certaines cultures ont des besoins spécifiques :
- Maïs: exigeant en Zinc, il est impératif de couvrir ces besoins précocement vers 4 à 8 feuilles au plus tard. L’utilisation de Zinc chélaté EDTA est fortement conseillé (voir ci-dessous)
- Tournesol / Betteraves/ Protéagineux : Ces cultures exigeantes en Bore nécessitent d’apporter cet élément fréquemment indisponible dans le sol (lessivage, blocage). Le Bore est peu mobile dans les plantes. En tournesol, il convient d’intervenir avant 4 paires et de feuilles et en betteraves entre 50% de recouvrement à 3 semaines plus tard. En protéagineux, l’ajout de Molybdène avec le Bore est primordial aux nodosités et à la floraison.
- Pomme de terre : Lors du stade crochet (environ 10-15cm de végétation), la pomme de terre initie ses futurs tubercules, l’utilisation de biostimulant ou de produit à base de Phosphore a montré que cela permettait d’augmenter significativement le nombre de tubercule. De plus, les besoins en Zinc et Manganèse ne sont pas à négliger sur cette culture.
Les formulations optimisées sont un réel atout pour permettre une efficacité améliorée à des doses + faibles.L’utilisation de Zinc chélaté EDTA permet une efficience 3x supérieur aux sulfates. Cette forme protégée reste disponible même si appliqué au sol et permet une meilleure compatibilité avec d’autres produits dans le pulvérisateur.Le Bore est un élément qui ne peut pas être chélaté. L’utilisation de formulation complexé avec des polyols permet une meilleur pénétration et distribution du Bore dans les cultures. L’association avec des Biostimulants à base d’algues comme Phylgreen qui contient également des polyols, permet de sécuriser les stades clés du printemps qui ont régulièrement lieu pendant les épisodes de forte amplitude thermique et de gelées printanières.
Limiter les stress phyto-techniques
L’implantation d’une culture est également celle du désherbage. Il convient d’utiliser au mieux les herbicides (respect du stade, conditions d’application…) afin de limiter les effets des herbicides sur la culture d’intérêt. Tout frein à l’implantation d’une culture de printemps se traduit régulièrement par une baisse de rendement.
L’utilisation des produits à bases d’acides aminés a fait ses preuves pour limiter les stress phyto-techniques sur les cultures. En dynamisant le métabolisme de celles-ci, les acides aminés permettent à la culture de continuer son développement. Il est cependant primordial d’utiliser des acides aminés libres (suffisamment petit pour pénétrer dans la plante et directement utilisable par celle-ci).



